Témoignages

Témoignages

Témoignages d’anciens élèves.

Plusieurs de nos anciens élèves ont accepté de parler de leurs études et de leurs carrières d’ingénieur. Leurs témoignages vous donneront certainement une image plus vivante de ces perspectives.

 

Gawen Arab, l’un de nos anciens élèves, a fait l’objet d’un article dans le Point récemment.

 

 

 

Témoignage de Laurence Molinier

Elève de math spé en 96/97

Après une année de maths sup difficile au Lycée Thiers, j’ai rejoint la spé de Notre Dame de Sion à la rentrée 1996 avec un seul objectif en tête : passer mais surtout réussir le concours ENAC PL (pilote de ligne). Aussi loin que remontent mes souvenirs, j’ai toujours clamé vouloir être pilote de ligne et cette idée ne m’a jamais quittée, à tel point que j’ai passé mon brevet de pilote privé sur avion léger. Je me suis donné les moyens d’atteindre ce but, c’est-à-dire travailler beaucoup – même si les résultats n’étaient pas toujours (voire pas souvent !) à la hauteur dans les matières scientifiques – et renforcer toujours davantage mes points forts : le français et l’anglais. Lorsque j’apprends que l’ENAC n’ouvre pas le concours PL en 1997, mes rêves aéronautiques et tout mon plan de carrière s’effondrent. Un vrai coup dur car toute ma motivation pour la prépa, les longues heures de travail, les résultats pas toujours satisfaisants ont été réduits à néant. Et là, j’ai eu un vrai coup de chance. Le directeur des études de la prépa me conseille de m’inscrire à un concours qui correspond bien à mon profil, à savoir moins de matières scientifiques et beaucoup de français, d’anglais et de culture générale. Je m’inscris donc à ce concours pour l’INT Management (Institut National des Télécommunications), école peu connue il y a dix ans, que je passe avec succès.

En septembre 1997, j’intègre donc l’école de management de l’INT à Evry dans l’Essonne, pour une durée de trois ans. Cette école possède de nombreux atouts et avantages notamment la présence d’une école d’ingénieurs (Télécom INT) sur le même campus avec qui nous avons des cours en commun, et la possibilité de mixer les cursus mais aussi la vie sur le campus. En outre, l’école de Management de l’INT permet d’acquérir une double compétence car elle se positionne à la frontière entre une école de commerce et une école d’ingénieurs. Je profite également du partenariat conclu entre l’INT et l’Université d’Evry pour suivre une Maîtrise de Sciences de gestion que j’obtiens avec la mention Très Bien. Toutes ces activités scolaires ne m’empêchent nullement de profiter des nombreux divertissements proposés sur le campus, allant du sport aux soirées s’étirant jusqu’au bout de la nuit (attention au réveil le lendemain !).

En troisième année, j’effectue mon stage de fin d’étude chez Deloitte, l’un des « big four », autrement dit l’un des quatre plus grands cabinets d’audit et de conseil de la place. Au sein de cette société, je suis rattachée au département Consulting & Risk Services qui propose un large panel de services, notamment de l’audit des systèmes d’information, des revues de contrôle interne et de conformité réglementaire, de l’assistance à maîtrise d’ouvrage, de la gestion de projet. Embauchée pendant mon stage, je débute donc en 2000 au grade de consultant junior, puis j’ai gravi les échelons hiérarchiques et occupe désormais des fonctions de manager. Mon rôle actuel consiste à démarcher des clients, promouvoir de nouvelles offres, encadrer et superviser des consultants chez différents clients ou différentes missions et en réaliser tout ou partie moi-même lorsque certaines interventions requièrent un plus grand degré de seniorité. Je participe également à des actions de formation ou de recrutement. J’exerce aujourd’hui un métier exigeant, demandant disponibilité et flexibilité mais qui en contre-partie permet d’accéder assez rapidement à de nombreuses responsabilités et de rencontrer des gens de tous horizons, en fonction de l’activité du client et de la nature du projet. Cette diversité est particulièrement enrichissante et permet de trouver un intérêt toujours renouvelé pour son métier. Et puis, de façon plus anecdotique, j’ai eu l’occasion de travailler chez des acteurs opérant dans le secteur de l’aéronautique, me rapprochant un peu de mes rêves de « jeunesse ». Finalement, la boucle est bouclée !

Je n’ai pas fait mention de qques élts pour éviter le témoignage « grosse tête » mais vous les communique au cas où vous leur trouveriez un intérêt : j’ai été major de ma promo à la fin de ma première année à l’INT (pas de classement les deux années suivantes !). J’ai fait mes stages de fin d’étude aux US, ai suivi une formation lorsque chez Deloitte à Singapour, et ai pas mal voyagé, en Europe essentiellement.

 

 

 

Témoignage de Delphine Le Mercier

Elève de 2000 à 2002

Mon lycée

J’étais une lycéenne plutôt discrète et timide, ayant des bonnes notes, presque toujours première de la classe. A la fin du lycée, je ne savais pas vraiment vers quoi orienter mes études alors j’ai opté pour une prépa MPSI à Marseille, sur les conseils d’un de mes professeurs. J’avais de bonnes notes dans les matières scientifiques et de très bonnes notes en français et en anglais…. Ce qui m’a été très utile par la suite !
J’ai eu mon bac avec mention TB.

Mes années prépa

Arriver en prépa, c’était pour moi la découverte d’un monde totalement inconnu. Mes notes ont été divisées par 4 ou 5 (surtout en maths !!!), tous les jours j’avais plusieurs heures de maths et de physique. Le premier trimestre a été le plus difficile. Il a fallu s’adapter à un nouvel établissement, des nouveaux amis, une nouvelle ville et surtout un autre rythme de travail… Finies les années tranquilles du lycée ! En plus, à l’origine, j’avais plutôt un profil « littéraire », mais j’ai appris à aimer les maths et la physique. J’ai tenu bon, grâce entre autres aux amis que je me suis fait dans ma classe, au soutien des professeurs, de ma famille. Ce n’était pas facile tous les jours, mas quelle joie le jour où j’ai réussi à doubler ma note en DS de maths (de 3 à 6/20 je précise !!). Finalement, j’ai vécu ces deux années comme un challenge à relever : Oui ! Je vais passer en Spé et Oui ! J’aurai l’école de mon choix !!! Ce qui m’a beaucoup aidé c’est le bon niveau que j’avais en français, anglais et espagnol, ce qui m’a permis de rester dans la bonne moyenne des élèves. En Sup, je n’avais qu’un seul objectif : celui de passer en Spé. En Spé, j’ai plus travaillé dans l’optique d’avoir mes concours. Je m’étais fixé l’objectif d’être admise aux ENSI et d’être admissible aux oraux de l’Ecole Navale. Ce que j’ai réussi ! Finalement, je peux dire que ces deux années ont renforcé mon caractère. Je suis passée de lycéenne timide à une étudiante plus solide et plus sûre d’elle, et surtout j’avais un projet de carrière.

Le choix de mon école

J’ai opté pour l’ENSEEG (Ecole Nationale Supérieure d’Electrochimie et d’Electrométallurgie de Grenoble). C’est une ENSI assez généraliste, tournée vers le monde de la production avec des spécialités en Matériaux, Génie des Procédés, Electrochimie, Environnement, etc.…. A l’origine, je voulais une école dans laquelle je recevrai un enseignement pluridisciplinaire et située sur un campus vivant. L’ENSEEG fait partie de l’INPG, un regroupement de 10 écoles, où la vie étudiante est très dense. Grenoble c’est aussi les montagnes, le ski en hiver et les lacs et randonnées en été ! C’est pour toutes ces raisons que j’ai choisi l’ENSEEG à Grenoble. Par ailleurs, comme la prépa m’a fait grandir, partir à 250 km de chez mes parents, dans une ville où je ne connaissais personne ne me faisait pas peur ! Au contraire, c’était plutôt sympa !

Mes années Ecole

Ces trois années ont vraiment été merveilleuses. Je suis passée en quelques mois du microcosme de la prépa à une vie très différente. Au niveau scolaire, le niveau d’exigence n’a rien avoir avec celui de la prépa. Il n’y a pas de contrôles continus mais une semaine d’examens à la fin de chaque trimestre ainsi que des TP et TD notés. Contrairement à la prépa, le travail est plus « collectif ». On travaille sur des projets, en binôme ou trinôme. Ceci m’a permis d’apprendre à travailler en groupe, de mener à bien des projets en temps et en heure.
Dans mon école, la vie étudiante est très développée : soirées étudiantes, tournois sportifs, week-end d’intégration ou autres événements. J’ai voulu participer à la vie associative et pendant deux ans j’ai fait partie du Grand Cercle des Elèves de l’INPG, un an en tant que responsable sport, un an en tant que vice-présidente. Cette expérience m’a fait grandir, j’avais des responsabilités, j’étais à la tête d’une équipe de 9 élèves… Ca m’a été utile pour la suite dans la recherche de mon premier emploi.
Au cours de ces trois années, j’ai effectué trois stages en entreprise-usine (dont deux de 4 et 6 mois chez Atofina (Arkema)). C’est au cours de ces stages que s’est réellement dessiné mon projet professionnel : travailler dans la Production. Le choix des stages est très important car d’eux dépendront le profil du premier emploi.

Mon premier emploi

J’ai été diplômée au mois de septembre 2005. J’ai mis trois mois à trouver un CDI… Ce qui est la moyenne pour un jeune diplômé. Je travaille chez ST Microelectronics à Crolles, près de Grenoble depuis décembre 2005, en tant qu’Ingénieur Production Control. Chez ST, nous fabriquons des semi-conducteurs utilisés dans les téléphones portables, PC ou Box (ADSL). Je travaille en équipe postée de week-end jour (du vendredi au dimanche, de 5h à 17h) : la production se fait 7j/7 et 24h/24. Je suis intégrée dans une équipe de 130 opérateurs/techniciens/ingénieurs et je suis responsable, entre autre, de la gestion et l’optimisation de la ligne de production, du respect du plan de production et livraisons clients. C’est un métier passionnant, exactement celui que je recherchais… Il faut être très réactif, très autonome et prendre les bonnes décisions très rapidement. Je suis également manager d’une petite équipe d’opérateurs et techniciens. Ce qui m’a plu chez ST, c’est que même en étant jeune diplômée, on m’a donné tout de suite des responsabilités élevées, une équipe à dirigée…une chance de faire mes preuves à un haut niveau.

 

 

 

Témoignage d’Hugues Di Meglio

Elève de 2001 à 2003

C’est au Lycée Joliot-Curie, à Aubagne, que j’ai effectué ma terminale – bac S, spé Math. Mes résultats étaient modestes: j’ai obtenu la mention A.B. avec une moyenne de 12.5/20. (moyenne de 14.5 pour les matières scientifiques)

Sans objectif de carrière précis, j’ai choisi les classes préparatoires MPSI/MP qui offrent un maximum d’opportunités, qu’il s’agisse des sciences, mais aussi de la finance, des sciences humaines, … Mon choix s’est arrêté sur Notre Dame de Sion qui conserve une dimension humaine. Le travail y est aussi soutenu que dans les autres lycées et les enseignants tout autant qualifiés, mais l’équipe pédagogique nous protégè des dérives malsaines, souvent reprochées aux classes prépa: grande cohésion entre les élèves, pas de classe surchargée, emploi du temps optimal pour les étudiants, grande disponibilité des enseignants.
Ainsi, mes deux années de prépa ont été éprouvantes, mais elles ont parfaitement rempli leur rôle, me donnant le choix parmi de nombreuses écoles d’ingénieurs.

J’ai opté pour l’ESIGETEL (école de télécom) pour son ouverture à l’international & ses résultats dans le monde professionnel (90% des étudiants sont embauchés avant même d’être diplomés).
Utilisant les méthodes de travail & d’organisation acquises à Notre Dame de Sion, j’ai pu m’impliquer fortement dans la vie associative tout en assurant de bons résultats scolaire: je fus diplômé Ingénieur (classé 4e de ma section) en ayant notamment été président du Bureau Des Élèves, directeur commercial de la Junior Entreprise, membre du club de robotique, membre fondateur de la Fédération Boxson France (association culturelle)…
J’ai envisagé une poursuite d’étude en finances, possibilité offerte par le statut d’Ingénieur. J’ai préféré me lancer immédiatement dans la vie active, attiré par les propositions qui m’étaient faites.

Mes stages chez Dassault Systèmes et Radio-France, et mes expériences en Roumanie et en Australie m’ont permis de choisir GDF parmi d’autres grands groupes. Chef de projet Systemes d’Informations / applications bureautiques, mon travail consiste à piloter différents projets au niveau du groupe GDF: analyser les besoins, établir le cahier des charges, sélectionner les intervenants les plus adaptés, coordonner les différents collaborateurs, … jusqu’à la livraison de la solution.

 

 

 

TEMOIGNAGE D’ARNAUD MONGES

ELEVE EN 95/97

J’ai 27 ans et voici un aperçu de mon parcours :

ETUDES :

Prepa sion :math sup MPSI et une année de spé MP : 95-97
Ecole d ingenieur 97-2001 : ENSEEIHT a Toulouse dans le departement Hydraulique et Mecanique des Fluides (www.enseeiht.fr) Master in Earth and Atmospheric Sciences : 2001-2003 : Georgia Institute of Technology , Atlanta USA (www.gatech.edu)

 

 

 

TEMOIGNAGE DE PIERRE ROUZAUD

Elève en sup et spé de 97 à 2000

En sortant de Notre Dame de Sion j’ai intégré une des ENSI : l’ENSEEIHT à Toulouse. J’ai ensuite continué mon cursus en faisant un Master of Science aux états unis. Avec ce double diplôme j’ai pu rentrer dans un cabinet de conseil où je travaille depuis presque 4 ans. Lorsque j’essaie de prendre un peu de recul sur mon parcours je me rends compte de différentes choses :

– Tout d’abord de l’importance qu’a eu la classe prépa sur ma façon de travailler. C’est pendant ces trois années que j’ai vraiment appris à travailler vite, à être efficace et rigoureux. C’est certainement la chose qui me sert le plus dans mon métier actuel

– Ensuite j’ai pu relativiser l’importance de l’apprentissage en école d’ingénieur. La spécialisation que j’ai choisie en école était l’électrotechnique. Je travaille maintenant dans la finance. Et je n’ai absolument aucun souvenir de ce que j’ai pu faire pendant 3 ans à Toulouse (en dehors de soirées, fêtes et sport). Je pense donc qu’une école d’ingénieur est un merveilleux passeport mais absolument pas une fin en soit. La majorité des diplômés d’école d’ingénieurs continuent leur cursus en faisant un master dans un domaine qui n’a souvent pas de lien avec leur diplôme, et c’est souvent ce cursus qui décide du métier qu’ils feront plus tard. A mes yeux, le véritable intérêt d’avoir le concours d’une bonne école est de s’ouvrir les portes des meilleurs troisièmes cycles (HEC, MIT, UCLA etc…). Encore une fois, l’école d’ingénieur n’est qu’un passage.

– Enfin je pense que trop de spécialisation n’est pas une bonne chose. Il est capital d’avoir une double compétence (informatique + finance dans mon cas). Il existe aujourd’hui un réel risque pour les personnes qui souhaitent par exemple se spécialiser dans l’informatique (c’est également vrai pour l’éléctronique, l’aéronautique etc…). On assiste en effet à l’émergence de pays tels que l’inde dans le cas de l’informatique (Brésil pour l’aéronautique, moyen orient pour l’éléctronique) qui proposent à des entreprises, telles que la mienne, de réaliser leurs développement informatique pour un coût cinq fois inférieur à celui d’un ingénieur français. On assiste donc à une perte de vitesse du marché de l’emploi pour les personnes qui ont souhaité se spécialiser dans le domaine de l’informatique mais sans avoir un réel talent d’expert (expertise très poussée en Java par exemple) justifiant leur surcoût par rapport à un indien.

Pour essayer de résumer, je pense qu’il est important de se diriger vers une école proposant un maximum de partenariat avec des 3ème cycles renommés qui permettent d’obtenir une double casquette qui est un élément capital pour une personne qui souhaite réussir aujourd’hui dans sa carrière. Notre Dame de Sion et ses professeurs m’ont permis d’y arriver même si ça a été vraiment difficile. Mais j’ai vraiment pu apprécier cet apprentissage lorsque j’ai commencé à travailler et qu’on m’a demandé de donner toujours plus. J’ai pu le faire parce que je l’avais déjà fait en prépa. Conclusion : la prépa c’est du boulot mais ça vaut la peine !

 

 

 

TEMOIGNAGE DE NICOLAS EYNAUD DE FAY

Elève de sup et spé de 96 à 99

Si je devais classer mes matières préférées au lycée par ordre décroissant de préférence, cela donnerait : Histoire, Mathématiques, Physiques,….. et très loin derrière la biologie. Sans être surdoué, j’ai toujours aimé les mathématiques, ce qui doit aider. En prépa, ma promo est un excellent millésime de franche camaraderie et d’entraide. Si la charge de travail est lourde, je crois avoir toujours trouvé les cours de sciences très enrichissants sauf la chimie avec laquelle je n’ai aucun atome crochu. La Spé s’est avérée plus difficile moralement, l’année étant courte et les échéances arrivant vites. Mais comme j’aimais bien, j’en ai fait deux.

Après avoir visé l’Ecole Navale par deux fois, je dois me rabattre sur l’ESIM, Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Marseille (maintenant Centrale Marseille). L’école possède une option Génie Marin qui m’attire beaucoup, et que je réussis à accrocher. Malheureusement, les cours restant très théoriques, et je souhaitais passer à autre chose. Profitant d’un échange, je m’en vais passer une année en Angleterre à l’université de Cranfield (http://wwwlegacy.cranfield.ac.uk/sas/marine/). Cela fait une jolie ligne sur un CV, mais surtout, quel bol d’air frais de quitter un peu l’hexagone ! A la clef, un meilleur anglais, et un double diplôme (Master of Sciences). En Angleterre, exit l’hydrodynamique, bienvenue aux cours de plongée, forage, pose de pipe sous marin, analyse du risque,…. L’Angleterre n’ayant pas voulu de moi et réciproquement, je rentre en France et décroche mon premier poste chez Stolt Offshore (maintenant Acergy www.acergy-group.com) comme ingénieur installation pipeline. Cela m’amène à travailler, en Norvège, au Nigéria, Angola…

Après presque 3 ans, je décide de changer d’industrie pour « voir du paysage », et je fais un cours passage dans le nucléaire chez Areva (ingénieur montage tuyauterie). Le Nucléaire ne m’emballe pas. Trop peu de responsabilité, projets trop longs (8 ans), initiative personnelle réduite,… finalement, dans l’offshore, on s’amuse beaucoup plus. Je débarque donc chez Single Buoy Moorings à Monaco comme Ingénieur Installation (www.singlebuoy.com). Je prépare des petits chantiers offshore (installations de plateformes, travaux sous marins, travaux de plongée,…). Les chantiers sont à taille humaine, et le poste demande pas mal d’autonomie, ce qui me convient bien. Avec, en prime, quelques destinations intéressantes : Mer Caspienne, Gabon, Vietnam…

 

 

 

Témoignage de Sébastien Padey.

Le lycéen que j’étais: plutot studieux, pas spécialement extraverti -bien au contraire. Pas excellent non plus. J’étais dans les meilleurs de ma classe, sans être le meilleur pour autant, et surtout sans particulièrement briller dans toutes les matières. Un goût certain cependant pour les sciences, en particulier les mathématiques et la physique.

Mes années de prépa:

Comme tout le monde, elles furent exigeantes, éprouvantes, fatiguantes et parfois démoralisantes. Par contre, elles furent aussi un des meilleurs moments de ma vie, car elles sont l’une des rares occasions que l’on a dans la vie d’aller jusqu’au bout de soi-même, de dépasser ses limites. Mais aussi parce qu’elles sont parmi les rares années pendant lesquelles on peut se consacrer totalement à un sujet aussi vaste que passionnant, et pendant lesquelles notre soif de savoir est largement étanchée (voire même carrément dépassée => on est donc amené à saturer). Je les ai très bien vécues en fait, et les regrette même par moment (j’ai bien dit par moment) du fait de l’équipe dans laquelle j’ai pu me trouver à l’époque. L’ensemble élèves/professeurs était particulièrement sympathique, et lorsque le découragement arrivait (c’est force et réccurent, en prépa), tant les camarades que les professeurs étaient là pour nous soutenir, et non pour nous enfoncer. Bref, l’une des meilleures périodes de ma vie, même si ce furent sans doute parmi les plus éprouvantes physiquement et intellectuellement.

Le choix de l’école:

D’abord, le choix de faire 5/2: je n’avais pas les écoles que je souhaitais et je sentais bien que j’étais, pour des raisons personnelles, passé à côté de ce que je pouvais réellement réalisé dans les concours. Ensuite, la deuxième année: là, le choix fut difficile, car forcement plus vaste. J’ai choisi l’ENSICA parce que je souhaitais avant tout faire de l’aéronautique. A présent je me rends compte qu’il n’y a que deux options dans ce choix: soit on choisit par passion/intérêt pour un domaine particulier, soit on choisit par niveau d’école, en éliminant de base – peut-être est-ce une erreur – les écoles dont le sujet vous fait peur (Sup’Elec par exemple pour un non passionné d’électricité et d’électronique). En tout cas, je ne regrette pas vraiment ce choix à présent.

Les années d’école:

3 ans fantastiques. Là aussi, deux types d’élèves: ceux qui considèrent qu’ils ont beaucoup travaillé en prépa, et qui préfèrent donc profiter à fond de leurs années d’étudiants (fêtes, horaires variables, etc…). Et ceux qui sont suffisamment passionnés pour continuer à s’investir un maximum dans ces nouvelles études qui leur sont proposées. Je faisais partie des seconds. Cependant, ce furent sans doute mes meilleures années. En effet, le rythme, bien que soutenu si l’on s’implique dans ses études, est bien plus léger qu’en prépa et il laisse une part plus que correcte à la vie étudiante et autres activités non scolaires. Quant à la partie « cours », c’était vraiment merveilleux: des sujets divers, pour tous les goûts, avec des profs passionants et des moyens bien au-delà des rêves d’un jeune de math spé. De nombreuses rencontres également avec les mondes de l’industrie et de la recherche.

Le premier emploi:

je ne compte pas les stages multiples que chacun réalise en école. Je pourrais développer si vous le souhaitez. Mon premier emploi : ingénieur analyste d’essai chez Dassault-Aviation, aux Essais en Vol, à Istres. Ce métier consiste à la préparation du suivi des vols d’essais (acquisition de données, préparation des visualisations de la salle d’écoute qui permettent de suivre le vol en direct et d’aider l’ingénieur d’essai à suivre et conduire les essais), et à l’analyse de ces essais (résultats d’essais, investigations particulières suite à un problème, une anomalie, etc…). Ce métier passionant, mais aussi très exigeant (et oui, on ne peut guère l’apprendre à l’école, et pourtant il ne pardonne guère les erreurs), m’a beaucoup intéressé, énormément appris, et qui plus est permis de m’intégrer complètement au sein des équipes essais en vol (ingénieurs d’essai, pilotes d’essais, ingénieurs de piste, mécaniciens, coopérants d’autres industries, voire même clients). Bref, aucun regret.

Les emplois successifs:

en fait, il ne s’agit, pour le moment, que de la même activiée. Si ce n’est que mes deux premières années à Istres ont concerné le Mirage 2000-9 (export), et que les deux suivantes se sont déroulées en expatriation aux Emirats Arabes Unis (Abu Dhabi), sur le même avion, comme support aux équipes d’essais du client dans la partie d’essais qu’ils avaient souhaité réaliser par leurs propres moyens dans leur pays. Une expérience enrichissante, c’est évident: la plupart de mes collègues expatriés et moi-même ne rêvons à présent que d’une chose: revivre une aventure de ce type. Depuis deux ans à present, je suis revenu des Emirats et je travaille à nouveau à Istres, sur Falcon 7X cette fois (le dernier né des avions d’affaire Dassault). Du nouveau, toujours du nouveau: après le système d’armes sur avions militaires, me voici multi-sujets sur cet avion civil, et responsable de la coordination de mes collègues pour les analyses des essais effectués sur le prototype numéro 1. Pour le coup, ma formation à l’ENSICA m’aide énormément. Les sujets à traiter sont en général simples, mais leur grand nombre, le peu de temps alloué, et leur variété nécessite un vernis que l’on n’acquière que par une école d’ingénieur à la fois généraliste (tous sujets) et spécialiste (domaine aéronautique/spatial), et qui est très appréciable, tant pour ne pas se sentir démuni sur certains sujets, que pour parler le même langage que mes collègues des essais, du bureau d’études, ou de la production.

 

 

 

Témoignage de David Anaton.

Promotion Math Spé 2013-2014

Ecole intégrée: Mines d’Alès.

« La prépa est censée être un moment dur de la vie. Nous sommes en compétition avec toutes les personnes que nous connaissons. Les taupins se méfient des gens de leur classe et ne gardent pratiquement pas de contacts de la prépa (d’après ce que j’ai entendu). Je garde, quant à moi, un excellent souvenir de ma prépa, je suis ravi de rendre visite à mes camarades dans la ville où ils ont intégré leurs grandes écoles ainsi qu’à mes anciens profs qui ont su se montrer très compétents, très présents et plus que patients avec moi. Si je devais dire quelque chose à ces professeurs, cela serait: « Merci de m’avoir poussé pour que j’arrive là où j’en suis ». »

 

 

 

 Quentin Henry.

 Math Spé 2013-2014.

 Ecole intégrée: Centrale Nantes.

« Au lycée je n’avais pas un bon dossier scolaire, aucune prépa ne m’a accepté, hormis la prépa du lycée Notre Dame de Sion. Les professeurs sont toujours disponibles pour aider les élèves en difficultés ainsi que pour les élèves visant les grandes écoles. Cette prépa à petits effectifs privilégie les relations humaines, elle m’a permis de pouvoir intégrer une des prestigieuses écoles Centrale alors que toutes les autres me donnaient perdant dès le départ. »

 

 

 

Arnaud Bourjac. 

Math Spé 2013-2014.

Ecole intégrée: HEI Lille. 

 

« La classe préparatoire a été une étape à l’arrivée dans le monde des études supérieures et cette prépa m’a permis de bien m’intégrer dans la classe où la solidarité était très développée.

Cette prepa m’a permis d’aborder les difficultés et de les cibler mais également d’acquérir des méthodes pour résoudre les problèmes méthodiquement. Enfin, l’enseignement est vraiment de qualité avec des professeurs à l’écoute et disponibles et une bonne ambiance pendant et en dehors des cours. »

 

 

 

Ugo Cavanié

Math Spé 2012-2013

Ecole intégrée: SupOptique. 

Après une première année de prépa très délicate dans un autre établissement où il m’a été très difficile d’exprimer mes capacités, je suis entré en MP au lycée Notre-Dame de Sion où j’ai découvert une nouvelle dimension des Classes Préparatoires. Là où j’avais connu compétition et acharnement, je découvrais maintenant entraide et persévérance.

Après une scolarité sans embûches, il m’a fallu du temps avant de m’adapter au rythme de travail demandé par les classes préparatoires. Si je n’ai pas pu trouver ce rythme en première année, j’ai pu le trouver à Notre-Dame de Sion. Les professeurs, tous compétents, ont su me redonner confiance en moi et mes capacités. La principale différence entre cette prépa et les autres, différence que je constate encore aujourd’hui lorsque je discute avec des camarades en école d’ingénieur, c’est l’investissement total des professeurs. Constamment disponibles, ils mettent un point d’honneur à faire en sorte que les élèves tirent le meilleur de leurs capacités. On sait qu’on peut compter sur eux pour nous aider quand nous en avons besoin, ils sont toujours disponibles pour répondre aux questions. Nous restons d’ailleurs toujours en contact deux ans après avoir quitté la prépa Notre-Dame de Sion. L’investissement et le professionnalisme des professeurs est incontestablement un exemple à suivre pour la plupart des prépas de France. C’est grâce à eux que j’ai su développer une rigueur et une efficacité de travail qui me servent encore beaucoup aujourd’hui.

Cette prépa à taille humaine m’a permis d’atteindre mes objectifs alors qu’à la fin de ma MPSI, on m’avait clairement fait comprendre que cette voie n’était pas pour moi. Mme Julie Renaud a su croire en moi et je lui dois en grande partie ma réussite. Un grand merci également à M. Gaël Richard pour son investissement total. Bien qu’il n’enseigne plus ici, c’est toujours un plaisir de le croiser lors du forum des écoles qui regroupent chaque année des élèves qui ont intégré depuis un, deux ou trois ans leur école, signe de l’ambiance et de la solidarité qui règnent dans cette prépa que je considère être une expérience marquante.

 

 

 

 Adinani M’Madi

Math Spé 2013-2014

Ecole intégrée: Polytech Orléans. 

 

 

Je me nomme M’MADI Adinani, aujourd’hui à Polytech Orléans dans la filière Génie Civil. Mais avant cela, j’ai pu faire 3 ans de classe préparatoire au Lycée Notre Dame de Sion. J’ai été chanceux car j’y ai rencontré de formidables professeurs qui ont su me motiver en étant durs quand il le fallait et … doux également!

 

Mes débuts n’ont pas été faciles, étant titulaire d’un bac S mais avec un niveau moyen dans les matières scientifiques, j’ai décidé quand même d’aller tenter ma chance en classe préparatoire. La vie y est rude, le rythme y est soutenu, les cours sont d’un très bon niveau et le travail personnel à fournir est conséquent. En fait, au début, j’avais juste l’impression que l’on me demandait de participer aux Jeux Olympiques à l’épreuve des 100 mètres alors que je n’avais jamais couru de ma vie!

 

Les bons conseils de mes professeurs ainsi que l’aide des élèves de la classe m’ont vraiment aidé à ne pas lâcher prise et à aller de l’avant. Dans la classe, on s’entraidait énormément, notamment par l’organisation de travail de groupe à la bibliothèque. On était vraiment solidaire. De fait, les seuls moment de solitude que j’ai pu ressentir lors de ces années ont été devant mes copies d’examens, sinon ensemble nous formions une famille et c’est exactement ce qu’il faut pour que tout le monde puisse avancer.

 

J’ai plusieurs fois douté de mes capacités à réussir ces années là. Mais au lycée Notre Dame de Sion, on m’a appris à réussir. Au delà de toutes les formules scientifiques, théorèmes et autres propositions que l’on se devait d’ingérer afin d’être opérationnel pendant les concours, j’ai appris dans ce lycée avec l’aide de tous mes professeurs que même si la difficulté est grande, avec des efforts constants et réguliers, on peut arriver à atteindre nos objectifs.

D’ailleurs, on parle souvent d’enfer des prépas, ce qui n’est pas faux, la prépa m’a obligé à restreindre mes activités extra-scolaires, à moins voir mes amis d’enfance. Il fallait bosser et bosser pour maîtriser ceci et cela mais ce n’est vraiment pas en vain! Aujourd’hui, je suis en école d’ingénieurs.

 

Et puis au lycée Notre Dame de Sion, cet enfer était, disons, plus doux pour ma part car en plus de l’équipe pédagogique, le personnel du lycée était très sympathique et tous les matins avant de rentrer en classe, j’avais droit à au moins un magnifique sourire. C’est peut être un détail mais cela m’a aidé.

 

 

 

Amiel Pouzat

 Math Spé 2014-2015.

 Ecole intégrée: ENSIIE.

 

 

« Je suis un ancien élève des classes préparatoires aux grandes écoles section Math-Physique du lycée Notre Dame de Sion et actuellement à l’ENSIIE, une école d’ingénieur en mathématiques et informatique.

J’ai passé deux années dans cette classe préparatoire et ce furent deux années plus qu’enrichissantes pour moi. Intégrer une classe préparatoire est une grande opportunité.

D’une part, j’ai pu valider deux années de licence de mathématiques et de physique en ayant un excellent encadrement. De plus, grâce à cet encadrement, j’ai pu intégrer une école qui me plaît et dans laquelle je suis pleinement épanoui. Le passage en classe préparatoire m’a permis d’obtenir une école plus difficilement accessible  par une autre voie (comme IUT ou licence), et j’ai acquis une vraie rigueur de travail.

Merci à Notre Dame de Sion pour m’avoir donner ma chance et pour ces deux années. »

 

 

 

 Oum Dounia Boubbiche

 Math Spé 2014-2015.

 Ecole intégrée: ENSIP.

 

 

La prépa, il ne faut pas vivre ça comme une parenthèse. Bien qu’il m’ait fallu plusieurs mois, en entrant en Maths Sup, pour adopter une méthode et un rythme de travail convenables, c’est une expérience inoubliable et qui m’a été plus qu’enrichissante. Il m’a souvent été difficile d’accepter les résultats que j’obtenais bien que je travaillais régulièrement. Mais très vite, j’ai compris que les notes ne sont pas importantes pour la progression d’un taupin mais seule l’évolution, les remarques des professeurs, qui sont très souvent à l’écoute, ont une importance capitale pour la réussite de tous. De plus, la motivation, l’attention et l’écoute des professeurs de Maths SUP /SPE au lycée Notre Dame de Sion m’ont encouragée à poursuivre mes efforts malgré la difficulté et à réussir à intégrer l’ENSIP, dans la filière Eau et Génie Civil. Avec le recul je ne regrette absolument pas d’avoir choisi la prépa car j’ai acquis une véritable méthode de travail et développé un sens de la rigueur et j’en garde sincèrement un bon souvenir.

Je remercie tous mes professeurs de Maths Sup/Spé pour leur dévouement et pour m’avoir menée vers la voie de la réussite.

 

 

 

 Benjamin Copeaux

 Math Spé 2014-2015.

 Ecole intégrée: ESITC CAEN.

 

 

« Les classes préparatoires m’ont fait acquérir de nombreuses compétences, non seulement sur le point des études, car j’y ai appris comment travailler de manière efficace, ce qui, je l’avoue, était mon plus gros problème auparavant, mais la prépa m’a également apporté sur le plan humain notamment en m’apprenant à avoir confiance en moi, à prendre mes responsabilités et à assumer mes choix sans avoir de regrets.

La CPGE m’a permis de me jauger et de me prouver que je pouvais réussir de grandes études.

Je conseille à tous ceux qui en ont la possibilité de faire une classe prépa, même si, comme moi à l’époque (alors que je suis maintenant en 1ere année d’école d’ingénieurs), vous ne pensez pas avoir le niveau nécessaire pour réussir ces études. Tentez! Cela en vaut le coup! »

 

 

 

 Elise CHATREFOU

 Math Spé 2014-2015.

 Ecole intégrée: ENM.

 

 

Je suis une ancienne élève de la classe préparatoire MP de Notre Dame de Sion, actuellement à l’ENM, une école d’ingénieurs météorologues.

Les classes préparatoires sont un passage difficile mais extrêmement bénéfique. Cela prend du temps de s’habituer à ce nouveau rythme et d’acquérir les bonnes méthodes de travail, la bonne organisation, et le plus important est de rester motivé, ne rien lâcher. Mais une fois cela accompli, ce sont des compétences que l’on conserve toute sa vie.

Pendant deux ans, j’ai pu acquérir de nombreuses connaissances grâce à une formation de qualité, gagner en assurance et en confiance en moi, et prendre des décisions importantes, le tout dans une ambiance de classe très agréable qui privilégie les relations humaines et l’entraide.

C’est une réelle satisfaction de se dire au bout du compte que l’on a réussi, que l’on peut s’épanouir dans un domaine qui nous plaît grâce à ces deux années de prépa.

Je remercie les professeurs des classes Maths Sup et Maths Spé de Notre Dame de Sion pour leur soutien sans faille, car c’est un vrai plus et une source de motivation supplémentaire que de se sentir écouté et soutenu dès le début dans son projet.